QUAND LA MAISON DEVIENT UN PIEGE: LES VIOLENCES SEXUELLES FEMININES COMMISES DANS LE CERCLE FAMILIAL
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| Source: extrait chez la VOIX DU KOAT |
Dans un contexte plus claire, la maison est censée être un lieu de sécurité, de tendresse, de fraternité, de protection et d'amour. Mais pour des milliers de filles, elle devient un piège silencieux où leurs cris et douleurs sont étouffés. Où l'ennemi porte pour la plupart du temps, le visage d'un père, d'un oncle, d'un frère ou même d'un cousin.
Aujourd'hui une jeune demoiselle qui souhaite rester dans l'anonymat m'a livré son triste récit.
«Je pensais que c'était mon cousin, mon meilleur ami, mon protecteur. Je lui disais tout pourtant...» m'a déclaré cette jeune demoiselle perdue dans ses tristes et mauvais souvenirs de ce fameux jour.
UN MAL CACHE ENTRE QUATRE MURS
Les violences sexuelles intrafamiliales sont parmi les plus invisibles et les plus destructrices. Elles sont les plus tues, parce que parler de ce genre d'acte est pour certaines familles, les déshonorer, les livrer à la verdict populaire. En d'autres termes, elles préfèrent se taire pour ne pas être la risée de leurs communautés. Elles enferment ainsi ces jeunes innocentes dans un huis clos fait de peur, de honte, et de culpabilité.
« Je te demande pardon, mais ne dis rien à propos de tout çà...C'est ton frère après tout...Arrête de le bouder.» avait déclaré la mère de cette dernière.
C'est entre larmes que j'essayais de la consoler, j'eus vraiment de la peine pour elle et je me sentais encore plus mal à sa place.
"JE NE POUVAIS PAS PARLER, C'ETAIT LUI OU MOI"
«Malgré son acte, il était toujours à la maison comme si de rien était, il essayait même souvent de m'approcher, pour tenir des conversations mais je le hais tellement si tu pouvais le savoir Amé. On me disait parfois même que cela est de ma faute, sous prétexte que c'est moi même qui lui tournait en rond et que j'étais d'accord de poser l'acte avec lui...J'ai tellement mal quand j'y pense, je ne pourrais jamais oublier ce qu'il m'a fais...»Me dit-elle toute en larme et toute impuissante, je l'écoutais.
Le pire, c'est qu'il s'agit des personnes proches de notre entourage et qu'ont fraternisent bien. Par peur de rejet, de déni ou par soumission aux coutumes et normes patriarcales, la parole de nombreuses filles est démentie et minimisée. Tout est donc mit au profit l'agresseur, qui vit librement sa vie.
CE QUE CELA DETRUIT
En vérité, le viol laisse plus de blessures que ce que l'on pense, que cela soit au niveau physique, émotionnel, mental, et même social. Ces dernières peuvent avoir des blessures psychologiques profondes qui pourront se prolonger jusqu'à l'âge adulte si elles ne sont pas bien prises en charge. Parmi toutes ces conséquences profondes, nous pouvons citer:
- dépression
- perte de confiance
- troubles alimentaires
- difficultés alimentaires
- tentatives de suicide
- moqueries et railleries
BRISER CE CYCLE POUR DE BON
Il est vraiment important et urgent de briser le silence sur les violences sexuelles. D'écouter sans juger, de protéger sans attendre. Il faut aussi apprendre aux petites filles dès le plus jeune âge à identifier les comportements abusifs, même de la part de leurs proches. Le gouvernement et les structures qui luttent contre ce fléau doivent s'assurer que la justice fasse son travail, quelque soit le nom ou le statut de l'agresseur.
Il est important que chaque auteur de violences sexuelles et de mutilations féminines soit punit sévèrement et que cette dernière puisse être suivie dans les conditions nécessaires et adaptées pour pouvoir être traiter correctement.
Comme cette jeune demoiselle, il est temps de délivrer ces jeunes filles pleines de vie et de rêve de ce enfer infernal.
PARCE QU'AUCUNE FILLE NE DEVRAIT AVOIR PEUR DE RENTRER CHEZ ELLE, DE VIVRE DANS LA PEUR, ET QU'AUSSI MERITE D'ETRE RESPECTEE ET PROTEGEE
ENSEMBLES, BRISONS LE SILENCE ET DENONCONS LES ACTES DE VIOLS!


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